Revenir à Art & Autisme

L’autisme dans l’art : les livres, le cinéma et internet

Bonjour à toi voyageur !

Cela va faire maintenant une bonne dizaine de fois que j’écris cette introduction. Donc…

On va faire simple.

Cet article est une liste non exhaustive de livres/films/vidéos, et autres œuvres d’art en rapport avec l’autisme. Je n’ai pas encore tout lu ou vu dans cette liste, surtout en ce qui concerne les livres, mais promis, un jour ou l’autre, ce sera chose faite. Pour toutes les œuvres que j’ai pu voir ou lire, je vais donner mon avis sur elles. Ce sera une critique subjective de l’œuvre, mais aussi, et c’est là où ce sera surtout intéressant, je l’espère, un avis sur comment est traité l’autisme à travers elle.

/!\  Attention cependant, je ne parlerai pas ici des diagnostiques faits par les fans ( donc non confirmés par les scénaristes/showrunner/créateur de l’œuvre)  sur des personnages ou séries du type Dr House, Sherlock, Bones et j’en passe. Je rappelle également que je ne partage pas forcément l’avis des auteurs, ou blogueurs présents sur cette page. /!\

Commençons.

Histoire de se faire de la pub, (autant en profiter après tout :D) je vous propose en premier ce documentaire que j’ai réalisé et que tout le monde ici a contribué de prés ou de loin à créer : Autisme : bulles éclatée. Vous y retrouverez un micro trottoir sur l’autisme, fait avec des personnes croisées au hasard dans la rue. Puis une partie témoignage.

 

 

D’abord les témoignages :

  • Hugo Horiot, L’empereur, c’est moi
  • Josef Schovanec, Je suis à l’est
  • Daniel Tammet, je suis né un jour bleu et Embrasser le ciel immense.
  • Temple Grandin, Ma vie d’autiste
  • Donna Williams, Si on me touche, je n’existe plus.
  • Alexandra Reynaud, Asperger et fière de l’être.
  • Mademoiselle Caroline et Julie Dachez, La différence invisible
  • Julia March, La fille pas sympa

 

Pour cette liste, il s’agit de livres autobiographiques assez connus. Personnellement, je n’ai pas encore eu l’occasion de tous les lires.

Les lectures effectués :

 

La différence invisible est une bande dessinée racontant l’histoire de Marguerite, jeune femme autiste qui s’ignore, luttant tous les jours pour cacher son autisme. Jusqu’à ce que la vérité devienne trop difficile à dissimuler la poussant à partir à sa propre recherche.

Cette bande dessinée très juste, est un témoignage précieux livré par Julie Dachez sur l’autisme au féminin. Le travail de mise en scène des cases, les dialogues, les dessins, l’écriture sont également géniaux.  Une bonne découverte à faire. Et comme c’est un témoignage, l’autisme et ses difficultés sont très justes. A noter que vous trouverez à la fin du livre des ressources telles que : une liste d’œuvres et de choses à voir autour de l’autisme, et je reconnais qu’elle m’est bien utile actuellement pour écrire cet article, un rappel sur les conditions des autistes en France, une définition de l’autisme et l’histoire autour de l’autisme et du syndrome d’Asperger (même si ce dernier est aujourd’hui remis en cause). C’est donc en plus d’un témoignage impactant, une précieuse ressource.

Critique vidéo ici :

La fille pas sympa est le témoignage de Julia March, jeune femme autiste aux diagnostiques de dyscalculie, de dyspraxie, de douance et de prosopagnosie (cf à : Quelques définitions autour de l’autisme si tu te demandes ce que c’est.) Elle revient sur sa vie plus que chaotique et aborde des sujets de société tout aussi importants que l’autisme lui-même. Sont traités : Les violences domestiques et conjugales, la secte des témoins de Jéhovah dans laquelle elle a grandi, le harcèlement scolaire et la précarité ainsi que d’autres sujets tout aussi importants même si moins présents. L’écriture est extrêmement fluide et malgré les sujets graves abordés, il y a beaucoup d’humour et de cynisme rendant la lecture très agréable. De nouveau, ce témoignage est essentiel car représentatif de l’autisme au féminin et du parcours que rencontrent ces femmes. Si vous êtes une femme et en plus une femme autiste, vous devez le lire à tout prix.

L’empereur, c’est moi de Hugo Horiot est également un livre que je vous conseille fortement. Il traite de l’autisme sous une forme d’écriture nouvelle  que je n’ai pas encore retrouvé jusqu’à présent. Le livre est écrit comme une sorte de prose. Il est magnifique, très poétique et traite du mutisme, de harcèlement scolaire, de psychanalyse et de leurs abus, de théâtre, du métier de comédien ainsi que de la souffrance d’un garçon rejeté par ses pairs se battant contre lui même. Il est également intéressant car Hugo Horiot est lui même autiste (c’est une autobiographie) mais aussi parce que sa mère, auteure à succès, Françoise Lefèvre qui avait elle même écrit sur l’autisme de son fils (Le petit prince cannibale) fait la postface du livre, en revenant sur les dérives de la psychanalyse et ses conséquences néfastes.

Asperger et fière de l’être de Alexandra Reynaud, est un livre autobiographique revenant sur l’autisme et la douance. A titre personnel, ce livre m’a posé quelques problèmes. Déjà, l’autisme y est présenté comme étant sur une ligne bien droite qui mène parfois à la douance. Une des extrémités étant l’autisme dit Kanner, l’autre la douance. En plus d’être faux sur le point de vue strictement médical, cela change considérablement certaines parties du livre, les rendant par conséquent également fausses et plus du tout d’actualité. Pour le reste, le propos de fond est intéressant, voir important. Il y est raconté les difficultés pour obtenir un diagnostic, les problèmes pour faire reconnaitre le diagnostic par les médecins, les différents clichés et difficultés du SA, etc… Mais du coup, petit rappel si vous voulez lire ce livre : l’autisme est un spectre, par conséquent la représentation linéaire présente dans le livre est fausse, ayez plus en tête une toile d’araignée avec des fils plus ou moins tirés selon la personne, tu peux être autiste sans avoir de douance et vice versa. Par contre je vous conseille fortement son blog sur l’autisme qu’elle tient ici .Elle y fait un travail incroyable qui est d’une grande richesse.

Au niveau essai et recherche, on retrouve les livres écrits ou co-écrits par Tony Attwood : Le syndrome d’Asperger ; Sexualité et syndrome d’Asperger : éducation sexuelle et intervention auprès de la personne autiste ; Vivre avec le syndrome d’Asperger. Un handicap invisible au quotidien.

On peut aussi parler des livres de Josef Schovanec chercheur et docteur reconnu lui-même autiste.

Et c’est là que l’on va reparler de Julie Dachez avec Dans ta bulle : les autistes ont la parole écoutons les ! Il s’agit d’un livre mêlant témoignages, récits, et essai autour de l’autisme. C’est brillamment écrit et encore une fois, je sais je me répète, mais il est impératif de lire ce livre. Il aborde des sujets rarement mentionnés et est d’une richesse rare. A titre personnel, je pense que ce livre est  d’utilité publique. Si vous devez lire/voir qu’une seule chose dans toutes cette longue liste, c’est ce livre.

Critique par moi même de Dans ta bulle ! de Julie Dachez et La fille pas sympa de Julia March :

 

On retrouve aussi : Le syndrome d’asperger au féminin de Rudy Simone.

Ce livre je vous le conseille fortement si vous êtes une femme autiste. Il traite de sujets classiques comme le diagnostic, le travail, la fac, l’école et le harcèlement, mais aussi d’autres moins courants comme la sexualité, la vieillesse, le mariage, etc… Le tout ponctué de témoignages de femmes autistes. Chaque chapitre se termine également par des conseils en rapport avec le thème donné aux femmes autistes, puis à leurs parents. Il est très complet, très bien écrit, sans avoir la prétention d’être un essai scientifique qui souhaite révolutionner le monde. C’est juste un livre écrit par une femme autiste pour les femmes autistes. Et c’est très enrichissant. En tout cas, j’aurais beaucoup aimé y être tombée dessus plus tôt.

Comprendre l’autisme pour les nuls, Stephen M. Shore, Linda G. Rastelli adapté et traduit par Josef Shovanec et Caroline Glorion :

ça va être compliqué. (avouez, cette critique rapide commence bien, ou pas.) Déjà, l’histoire du livre démontre bien les difficultés qu’on a en France avec l’autisme. Alors qu’il était sorti au USA, les éditeurs français n’en voulaient pas. Pourquoi me demandez vous Gertrude ? Ben parce que l’autisme « ça n’intéresse personne ! » (Je ne retrouve plus l’interview où Josef Schovanec en parlait, vous êtes donc obligés de me croire sur parole, désolée). Déjà ça annonce la couleur ! Après beaucoup de bataille menées en grande partie par Josef Schovanec, le livre est enfin traduit et publié. (J’aimerai tellement que ce soit une blague, mais selon les dires de J. Schovanec lui même, ça a été très compliqué pour arriver à convaincre la maison d’édition française.) Le livre enfin sorti ça donne quoi ?

Je pense que tout va dépendre de ce que vous recherchez dans cet ouvrage. Si vous voulez une définition médicale de l’autisme, il va vous convenir. Si vous vous renseignez sous le prisme de l’enfant autiste, ça va vous convenir. Mais, si vous êtes comme moi, à chercher des informations en tant qu’adulte autiste, lire un livre qui s’adresse aux parents d’enfants autistes va être pénible. Surtout pendant 400 pages. Certaines informations ne sont d’ailleurs plus à jour, mais c’est normal, le livre date de 2013, certaines parties sont importantes et intéressantes, d’autres le sont beaucoup moins. D’autres encore, je ne comprends pas ce que ça fait là. Par exemple, toute une partie est consacrée à des fakemeds comme les médicaments contre le mercure et autres choses du même genre, alors qu’un chapitre avant, on te rappelle que les vaccins n’ont rien à voir avec l’autisme. Autre exemple, en fin de livre, on te conseille des associations en France autour de l’autisme, certaines étant très bonnes et puis d’un coup, comme une tâche tu retrouves Vaincre L’autisme. (Comme c’est un livre que j’ai emprunté à la BU de ma fac, je vous jure que je dois faire un effort considérable pour ne pas raturer le nom de l’association) Et c’est comme ça pour beaucoup de choses. A qui doit-on le reprocher ? Parce qu’on le rappelle, ce livre est écrit par deux doctorants et autistes, donc c’est pas n’importe qui. Je pense tout simplement au temps. Les informations autour de l’autisme évoluent vite, sans doute que ce livre était à jour, sans doute que toutes les fakemeds mentionnées n’avaient pas été encore prouvées comme telles, peut être que la maison d’édition a fait pression pour que Vaincre l’autisme soit rajouté, et j’en passe. Donc, si vous devez lire ce livre, ayez déjà une base sur le sujet. Si vous êtes parents, il est clair qu’il pourra vous aider, mais faites attentions au chapitre vous promettant des traitements pour diminuer les symptômes. (Ceci dit, ils ont l’intelligence de mettre en avant les effets secondaires de chaque traitement.) Mais vous trouverez de l’aide pour ce qui est de la scolarisation et faire valoir vos droits. Tout comme pour apporter de l’aide à l’enfant. Certains tableaux ou méthodes sont très intelligentes, et vous apporteront beaucoup. Par contre, attention également aux rééducations comportementales. Elles peuvent être dangereuses pour votre enfant, notamment ABA, plus d’informations ici. J’en ai aussi parlé dans cet article. Et pour les Fakemeds faites un tour ici.

En livre pour enfants est souvent conseillé :

  • Claire Grand, Toi qu’on dit autiste : le syndrome d’Asperger expliqué aux enfants.

 

Malheureusement encore une fois je ne l’ai pas lu. Les échos qui me sont parvenus et les extraits que j’ai réussi à trouver me donnent l’impression qu’il est extrêmement bien fait.

Romans :

  • Mark Haddon, Le bizarre incident du chien pendant la nuit
  • Reif Larsen, L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet
  • Jonathan Safran Foer, Extrêmement fort et incroyablement près
  • Graeme Simsion, Le théorème du homard

 

J’avoue que pour ces livres, je n’ai leurs références que grâce au chapitre ressources de La différence Invisible. Et fait ô combien surprenant, (ou pas), je n’en ai lu aucun, bien qu’ils semblent intéressants. Cependant, je tiens juste à faire remarquer que les personnages principaux et autistes, sans surprise, ne sont que des hommes ou des garçons, tout comme leurs auteurs. Il manque cruellement des représentations féminines autistiques.

Nous allons maintenant passer aux films :

En premier, ce qui est logique, et pas du tout original, vu que lorsque l’on parle autisme on pense à lui de suite : Rain Man réalisé par Barry Levinson.

Je ne l’ai pas vu. Et je dois dire que vu à quel point ce film nous pose soucis dans l’image générale de l’autisme et à quel point il est rempli de clichés, j’ai assez peur de le regarder. Mais je me suis quand même promise de sauter le pas. Donc, il y aura sans doute à un moment donné un paragraphe ici sur ce film. Ou un article complet dessus. Je verrai bien.

Néanmoins, je peux quand même déjà vous dire que le personnage de Rain Man est calqué sur « Kim Peek« , qui avait un tel QI qu’il était obligé d’être en décalage. Atteint du Syndrome du savant, Kim Peek est juste né avec plein de problèmes congénitaux sans aucun lien direct avec les signes cliniques décrits par Kanner ou Asperger… Il est venu au monde sans le tissu qui relie les 2 hémisphères cérébraux. Pour comprendre [[Merci Joy pour ta contrib]].

On ne peut pas parler de Rain Man sans mentionner son penchant français, ou plutôt une tentative désespérée de lui ressembler qui heureusement, j’ai l’impression, est passée assez inaperçue, et donc n’aura peut être pas de conséquences sur la communauté autistique : Monsieur Je-Sais-Tout réalisé par Stéphan Archinard et François Prévot-Leygonie.

Comme il est sorti il y a peu de temps en salle, et que je n’ai franchement pas envie d’encourager ce type d’œuvre et donc de lui donner le moindre argent, je ne l’ai pas vu. Du coup, dès qu’il sort sur les sites de streaming (pour ceux qui l’ignorent le streaming est légal, je vous jure), je le regarderai. Donc sans doute qu’il y aura un retour sur cette page, histoire que je vous en parle. Il en sera de même pour chaque nouvelle œuvre en rapport avec l’autisme que je verrai entre temps et que je jugerai pertinente de retenir, que ce soit pour de bonnes ou de mauvaises raisons. (MàJ : J’ai fini par tenter de voir « Monsieur Je-Sais-Tout » et c’est tellement cliché voir ridicule par moment, que j’ai tenu 40 min maximum. Du coup, je ne vais pas faire de critique du film, puisqu’il aurait fallu le voir en entier, mais je n’en ai franchement pas la patience. Très sérieusement, on pourrait presque faire une sorte de loto sur les clichés qui apparaissent les uns après les autres. Bref, fin de la parenthèse.)

On passe à un autre film américain cette fois : Temple Grandin réalisé par Mick Jackson.

Ce film ( qui en vrai a l’aspect d’un téléfilm), raconte l’histoire de Temple Grandin, autiste américaine célèbre et docteure en science animale, dans son parcours en milieu neurotypique, masculin et ses recherches pour révolutionner le traitement du bétail. Je vais passer vite fait sur les défauts à savoir quelques acteurs assez mauvais pour des rôles heureusement secondaires et un manque de budget qui se ressent. Tu sens un gros aspect téléfilm quand tu le regardes. Sinon, l’autisme en soi est bien montré. Après tout rien de plus normal puisque la vraie Temple Grandin a supervisé le film. Il montre de façon assez juste la pensée en image, la rendant très claire et qui à titre personnel, même si ce n’est pas autant développé chez moi, m’a faite m’y reconnaitre. L’écriture est aussi très bonne, notamment dans l’utilisation de flash back, et les propos tenus à certains moments sont fous tellement on n’entend jamais ça en France. Ex : une femme demande à Temple comment elle a fait pour guérir de l’autisme et Temple lui répond qu’on ne guéri pas de l’autisme. (Bonjour Vaincre l’autisme ! J’avoue c’est totalement gratuit. ) Ce passage comme certains autres ont failli me faire pousser un cri de joie si je ne l’avais pas regardé pendant une de mes insomnies. Il est facilement trouvable en streaming si cela vous intéresse. Par contre je n’ai pas réussi à me le procurer en VOSTFR et le doublage français est plus que limite.

Un autre film, anglais cette fois ci, Le monde de Nathan réalisé par Morgan Matthews.

Ce film raconte l’histoire d’un garçon autiste qui participe à un grand concours de maths. Bon. Je crois qu’une partie des défauts vient d’être dite dans cette phrase. Oui. On retrouve le cliché de l’autiste savant, qui passe des concours de maths parce qu’il est très en avance pour son âge. (Petite pensée pour tous les autistes dyscalculique). En dehors de ça, il y a aussi des clichés sexistes et pleins d’autres trucs trop bien (ou pas). Tandis que d’autres choses sont abordées de manière intéressante. Le traitement de l’hypersensibilité par exemple, que ce soit sonore ou visuel, est le meilleur que j’ai vu jusqu’à présent. C’est très réaliste et en même temps très cinématographique puisque le seul moyen pour te faire entrer dans son monde (ce titre français sérieux… En anglais c’est X+Y) c’est de passer par le visuel et les effets. Et ça marche extrêmement bien. Le film aborde le sujet de l’autisme invisible, notamment quand les autres ados autour de Nathan le prennent pour un neurotypique car un autre autiste bien plus visible est présent dans leur groupe. La discrimination est aussi abordée, la maladie également, l’automutilation avec une scène vraiment très juste et belle à la fois tout en étant violente (mais pas trop hein. Ne vous inquiétez pas.)et plein d’autres trucs du genre. Du coup c’est un film en demie-teinte. Et sur tous les points. Que ce soit technique, dans la réalisation, l’écriture, le jeu des acteurs comme dans le traitement de l’autisme allant du cliché au réalisme et avec une grosse partie bien validiste avec le « bon » et « mauvais » malade (ceux qui l’ont vu comprendront, mais je n’en parle pas plus pour ne pas spoiler. Si vous êtes vous-même atteint d’une maladie chronique ou incurable il y a des chances que ce film vous énerve.)

Vidéo qui revient sur les films :

Nous allons maintenant partir dans le vaste univers qu’est internet.

D’abord avec un documentaire : Le mur – La psychanalyse à l’épreuve de l’autisme réalisé par Sophie Robert. Ce documentaire  revient sur la psychanalyse et ses dérives, démontrant en quoi les psychanalystes sont dangereux et incompétents vis à vis de l’autisme, et pas que. Sachez que ce documentaire est trouvable sur Dailymotion et a été victime de censure. Cependant, la réalisatrice a réussi à gagner les procès faits à son encontre et l’on peut aujourd’hui le visionner en entier. En voici le lien.

Sophie Révil, Le cerveau d’Hugo est un docu-fiction. Il récupère les témoignages de personnes autistes, dont Josef Schovanec, le tout en racontant l’histoire d’un jeune garçon autiste du nom d’Hugo. L’histoire d’Hugo est fictive et inspirée des témoignages recueillis. A titre personnel il m’a cependant posé problème car il montre une fois encore le cliché de l’autiste savant. En voici le lien.

http://www.syndromedaspergerlewebdoc.fr/ est sans doute le webdoc le plus complet et l’une des meilleures sources de documentation sur l’autisme. À voir à tout prix. D’autant plus que l’animation, le travail, les témoignages offrent un horizon jusque là jamais égalé en France.

Retour sur ces documents ici :

Sur internet vous pouvez trouver également des chaines Youtube, des témoignages et autres documentaires plus amateurs, avec moins de budget, voir pas du tout, autour de l’autisme.

Voici quelques chaines Youtube ou vidéos intéressantes :

Au delà de youtube, d’autres informations sont trouvables sur Twitter avec le #radioautiste et #boycottlespetitesvictoires.

Vidéo sur internet :

 

On termine avec les principaux blogs tenus par des autistes :

Je commence par le plus connu, celui de Julie Dachez : http://emoiemoietmoi.over-blog.com/

On continue avec un blog que j’ai déjà mis ici, celui de Alexandra Reynaud : http://les-tribulations-dune-aspergirl.com

Puis celui de Julia March : https://lafillepassympa.com/author/chasperger/

Celui de DCAIUS une autre personne autiste (et trans si je ne dis pas de bêtise) : https://dcaius.fr/blog/

Puis celui tenu par une femme autiste, Journal d’une aspergirl : https://journalduneasperger.com/

Si  vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à les mettre dans les commentaires je les rajouterai.

Je pense que cet article vous offre déjà une bonne piste de démarrage pour vous plonger à travers différents types d’œuvres sur l’autisme. Et même si cela fait un choc de se découvrir au travers des récits ou des vidéos, ça procure en parallèle un sentiment de bien être. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai pleuré à cause d’une lecture ou visionnage d’une œuvre sur l’autisme parce qu’une partie de moi-même, que j’avais enfoui, se retrouvait abordée. Si vous n’êtes pas autiste, vous pouvez également apprendre des tas de choses à travers ces ressources. Elles vous sont accessibles tout autant que pour une personne autiste. De plus, il est essentiel que des neurotypiques se plongent dans ces œuvres pour enfin que l’on soit compris d’autrui et éviter les situations discriminantes, validistes et stupides.

Angie

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.