Revenir à Art & Autisme

Quelques bons albums pour les enfants… et leurs parents !

Bonjour, bonsoir à tous, ici Chise, alias la demoiselle qui ne parle (presque) que de choses déprimantes.

Aujourd’hui, nous allons changer un peu, je vais vous parler de quelques petits ouvrages accessibles à tous, qui traitent d’autisme, ou plus largement, de handicap!

Oscar et ses super-pouvoirs!

 

Il s’agit d’un album pour enfant, publié en 2016 chez Gallimard dans la collection Jeunesse, écrit et dessiné par Mélanie Walsh, qui a réalisé plusieurs bons albums pour enfants abordant divers thèmes avec simplicité et sensibilité, tels que: « Au revoir grand-mère » qui parle du deuil, ou encore « Chez papa et chez maman », sur le thème de la séparation parentale.

Si certaines formulations peuvent gêner, telle que « Je suis atteint du syndrome d’asperger », et qu’il y a deux ou trois clichés dans le lot (par exemple, non, tous les autistes n’enregistrent pas toujours absolument tout dans leur tête), le livre fourmille de bonnes idées :

Déjà, le fait que ce dernier (S.A) soit bien qualifié de forme d’autisme est une bonne chose. Croyez-moi, j’ai lu plus d’un ouvrage où cette « petite précision » passait à la trappe.

Le fait qu’Oscar joue au super héros et parle de ses symptômes comme de super-pouvoirs permet non seulement de voir l’autisme d’un autre point de vue que de la souffrance, qui plus est de façon originale, mais en plus, de faciliter lesdites explications !

Et, à l’image des comics, il y a des parties de son côté « super-héros » qu’il aime moins,  comme la mauvaise compréhension des blagues ou la super-ouïe. Tout n’est donc pas présenté de façon abusivement rose non plus.

D’autant plus que, si comme dit plus haut, il y a quelques clichés, certains sont également détournés. Exemple tout bête: Oscar fait du trampoline. Beaucoup pensent que les autistes détestent tous n’importe quelle activité physique, ce qui est faux !

Graphiquement c’est simple, c’est mignon, un peu typique de l’album pour enfant, et les couleurs ne sont pas vraiment flashys, donc c’est également accessible aux personnes ayant des problèmes avec ces « douces » teintes qui arrachent littéralement la rétine.

A la recherche du trésor que tu es…

Encore un livre avec de jolis dessins datant de 2018, avec au texte Pricilla Laulan et Charlotte Bertrand, aux illustrations Charlotte Bertrand (Encore !), André Bergès et Salomé Chechi, à la direction artistique et à la conception Agnès Perruchon, et à la réalisation graphique Jade Guarrigue, qui nous arrive tout droit de l’association ludosens.

Rassurez-vous, je comprends si vous avez sauté le passage précédent la lecture. Ce fut long et intense.

Pour ceux qui ne connaissent pas ludosens, je vous invite à jeter un œil ici. Non, pas littéralement, remettez cet œil dans votre orbite, vous en aurez besoin pour la suite!

Je me dois de préciser que je suis bénévole au sein de cette association, en tant qu’intervenante lors de sensibilisations. On en reparlera sans doute. Mais je ne suis absolument pas sponsorisée pour parler de ce livre (que l’on ne m’a même pas offert d’ailleurs). Si c’était nul je ne me serais pas gênée pour le dire, et dieu seul sait à quel point ils le savent.

Cette association donc, propose des services civiques aux personnes avec TSA pour faire de la sensibilisation sur l’autisme. Cette fois-ci, ce fut sous la forme de ce livre.

Ce dernier, dont vous pouvez lire le résumé, est narré par une mère aimante, à propos de sa fille atypique, à qui elle s’adresse tout le long à la seconde personne du singulier. Chose qui peut rebuter au premier abord mais qui, personnellement, me séduit particulièrement. Il y a également un petit aspect conte assez sympathique.

Je vais ce coup-ci m’attarder sur la forme. Pour faire simple, chacun des membres du service civique a dessiné une partie du dessin à sa façon, et le tout est assemblé ensemble, sur chacune des planches. Je trouve que c’est une très belle collaboration, et le résultat rend très bien.

Je me dois de prévenir que le premier tirage du livre contient de grosses coquilles (orthographe ou autre) pour d’obscures raisons. A vous de voir ce que vous en faites !

La petite casserole d’Anatole


C’est paru aux éditions bilboquets et écrit et dessiné par Isabelle Carrier.

La petite casserole d’Anatole ne traite pas d’autisme, mais de handicap en général et de la différence. Oui, je triche un peu, mais ce ne sera pas long, promis.

L’histoire est très simple, un jour, une petite casserole tombe sur Anatole, qui est contraint de la trimbaler partout avec lui. Cette dernière lui cause beaucoup de soucis. Mais il va rencontrer une dame qui a sa propre casserole et va l’aider avec la sienne. Une sympathique métaphore, vraiment !

Et j’avoue ne pas avoir grand-chose à relever si ce n’est que je l’ai beaucoup aimé. La lecture est très courte, mais il y a tout de même eu un court-métrage d’animation français, réalisé par Éric Montchaud, sorti en 2014 (il a remporté le prix du public au festival international du film d’animation d’Annecy 2014), très fidèle au livre. Je vous conseille aussi d’échanger avec votre enfant après l’avoir vu, pour éventuellement lui expliquer certaines choses, puisque ce livre attise la curiosité.

Voilà ! En espérant avoir l’occasion de traiter d’autres œuvres positives très bientôt ! En attendant, bonne lecture !

Chise

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